Histoire et patrimoine

Remontons le temps

La vallée de Serre Chevalier, est déjà appréciée des romains puisqu’au Monêtier où on utilisait l’eau chaude pour se soigner. La Guisane, cours d’eau prenant sa source au Col du Lautaret tire son nom de l’appellation « Aquisana » signifiant « l’eau qui guérit ».
Après le passage des Wisigoths, des Francs et des Lombards, Serre Chevalier est Dauphinoise à partir de 1024 et fait parti de la principauté de Briançon.
En 1343, les communautés Briançonnaises signent avec Humbert II, le dernier dauphin, la Grande Charte qui leur reconnaît des privilèges économiques et municipaux. Les briançonnais, sans exception, sont désormais tenus et considérés comme des hommes libres, francs et bourgeois. Le Grand Escarton était composé de cinq Escartons (ou territoires) soit 51 communes (aujourd’hui à cheval sur la France et l’Italie).

 

L’étymologie du mot « escarton » vient de son rôle essentiel qui était de répartir l’impôt, la part de chaque communauté étant un escart. Cette fédération est rendue possible grâce à la prospérité que connaît le Briançonnais à partir du début du XIVème siècle. A cette époque se déroulaient à Briançon des foires célèbres.

La vallée de Serre Chevalier entre dans le Royaume de France en 1349. Quelques personnages célèbres séjournèrent à Briançon : François 1er en 1537, Louis XIII et Richelieu en 1629, Vauban en 1692 et 1700.

Le Traité d’Utrecht de 1713 va diviser le Briançonnais. Il se trouve coupé en deux : un côté au Duché de Savoie (Italie aujourd’hui) et un autre dans le royaume de France. (Si vous vous promenez vers le seuil des Rochilles entre Névache et Valloire et vous trouverez des bornes frappées d’une fleur de Lys sur une face et d’une Croix de Savoie de l’autre).

Mais couper les Escartons en deux pays différents ne fût guère apprécié : du côté du Val Susa tous les gens perpétuèrent la langue française et le dialecte briançonnais pendant longtemps. et de l’autre côté, le traité accorda le maintien des privilèges ancestraux. La Révolution Française anéantira l’Escarton et entrainera la perte de ses valeurs. En 1789, La Grave et Villar d’Arène demandent leur rattachement aux Hautes Alpes.

Tout au long du XIXème siècle, l’exploitation des sources d’eau chaude du Monêtier connait son apogée : on venait de Provence, du Dauphiné et du Piémont pour profiter de ses bienfaits. Cette époque connut aussi le développement des forges, tanneries et filatures ainsi que l’exploitation semi-industrielle des mines d’anthracite, tout au long de la vallée de la Guisane.

Patrimoine militaire et religieux

 

Architecture militaire

Fortifications de Vauban à Briançon inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco se compose de :

  • L’enceinte urbaine
  • Le Fort des Trois-Têtes
  • Le Fort du Randouillet
  • Le Fort Dauphin
  • Le Fort des Salettes
  • Le Pont d’Asfeld
  • La Communication Y

L’ensemble fortifié Séré de Rivière du Briançonnais :

Ce sont des forts d’altitude, des batteries, des redoutes d’infanteries, mais aussi de véritables « villages militaires » construits à la fin du XIXème siècle.

  • Le Fort de l’Olive et la position de l’enlon
  • Les ouvrages des Gondrans, de L’Infernet et du Janus
  • Le Fort de la Croix de Bretagne, de la Grande Maye et la Batterie de la Lauzette

La ligne Maginot Alpine :

Ensemble d’ouvrages bétonnés, construits dans les années trente pour interdire les Alpes face à l’attitude agressive de l’Italie fasciste.

Patrimoine religieuxeglise la salle les alpes

  • L’ancienne église des Cordeliers de Briançon et ses peintures murales (fin du XIVème siècle)
  • La collégiale de Briançon (construite sur les plans de Vauban, commencée en 1703).
  • La chapelle St Arnould (XIème siècle) et ses fresques du XVème siècle
  • L’église St Marcellin à La Salle, chapelle St Jean Baptiste
  • L’église du Bourg à Monêtier
  • Les églises classées du XVIIIème siècle : Hameau des Guibertes.
  • Les chapelles décorées à fresque au XVème siècle : Chapelle Saint Martin et Saint André

 Patrimoine naturel

 

Faune et Flore

Des forêts de pins sylvestres aux glaciers en passant par les zones humides et les rochers d’altitude, le Briançonnais renferme une grande variété de milieux naturels abritant une grande diversité d’animaux et de végétaux. Dans les forêts de mélèze et de pin cembro, retentit le cri du cassenoix. Dans les prairies et pelouses d’altitude vivent de nombreux insectes dont le papillon Apollon ; vivent aussi les marmottes, les campagnols et leur principal prédateur : l’hermine.

Lors de vos excursions en montagne, vous aurez peut-être également la chance d’observer des chamois. Les falaises offrent des sites de nidification à des oiseaux comme l’aigle royal, le hibou grand duc, le faucon pèlerin…Sur les pentes rocheuses escarpées évolue le bouquetin des Alpes. Même dans les éboulis, nous pouvons rencontrer des animaux comme le lagopède alpin (perdrix blanche) dont le plumage change de couleur selon les saisons.

Géologie

Dans la vallée de la Guisane, sur le domaine de Serre Chevalier, le Rocher blanc est un site extraordinaire, c’est plus de 300 millions d’années de la vie de la Terre sur 300 mètres de dénivellé !!!

Anciennes mines

Le patrimoine minier du Briançonnais est exceptionnel car les techniques d’exploitation y sont restées traditionnelles jusqu’à la fermeture des installations, dans les années 1960. Au musée de la mine, vous pourrez voir des objets qui ont disparu des autres bassins miniers depuis le XIXème siècle.

L’hydraulique

Depuis des siècles, les Briançonnais ont su exploiter toutes les richesses naturelles pour faire face à des conditions de vie difficiles : bien avant l’apparition de l’électricité, de nombreuses usines ont fonctionné en utilisant la seule énergie hydraulique.

Cadran solaire des Hautes Alpes

La vie agricole

Pays du Sud, le Briançonnais connaît une sécheresse estivale qui a nécessité depuis le Moyen-Age, une irrigation très organisée des cultures. Aujourd’hui, les 120 km de canaux porteurs de la région, constituent une richesse patrimoniale de première grandeur ainsi que les nombreux vestiges d’une agriculture très traditionnelle.

Les fours à chaux

Que vous soyez randonneur ou skieur, vous êtes sûrement passé à coté d’un four à chaux sans le savoir. Et pour cause, il s’agit de petites structures en pierres sèches de moins de 3 m de diamètre, que les paysans du Briançonnais utilisaient pour fabriquer la chaux. La petite taille de ces fours est une spécificité Briançonnaise : partout ailleurs ils ont des dimensions beaucoup plus imposantes.

 

Le patrimoine du Briançonnais est extrêmement riche et surprenant à la fois : canaux d’irrigation, sites géologiques, constructions militaires, sites naturels remarquables, anciennes mines, chapelles à fresques, four à chaux.

 

Musées

Découvrez les musées de Serre Chevalier pour vous replonger dans le passé.

Briançon

  • Musée de l’histoire du ski dans le Briançonnais
  • Maison du Parc national des Ecrins à Briançon

Tél : 33 (0)4 92 21 08 49

Villeneuve

  • Musée « Autrefois mon village » situé dans la chapelle Sainte Luce au coeur de Villeneuve. Tél. 33 (0)4 92 25 54 00. Les enfants peuvent participer à des ateliers patrimoine les jeudis à 14h00

Monêtier

Un autre musée tout aussi intéressant est celui de « l’Art Sacré ». Situé dans la chapelle Saint Pierre, ancienne chapelle des Pénitents, il présente une très riche collection d’objets religieux (sculpture, ornements, orfèvrerie) empruntés aux trente chapelles et églises du Monêtier les Bains (Serre Chevalier 1500). Les éléments des différentes collections présentent l’art sacré tel qu’on le concevait en Briançonnais du XVème au XIXème siècle.

  • Jeudi, vendredi et dimanche de 14h à 18h
  • Entrée : gratuite
  • Musée d’Art Sacré. Tél. 33 (0)4 92 24 57 43
  • Mairie. Tél. 33 (0)4 92 24 40 04

Filature

Chantemerle

La filature de Chantemerle est le témoin réhabilité d’un passé industrieux très fleurissant au XIXème siècle. En effet, la vallée de Serre Chevalier comptait vers 1870, plus de 300 ouvriers répartis dans les tanneries, les forges, les moulins et les filatures. L’arrivée du rail et de la concurrence ruinera ces activités. La filature est de nouveau en activité depuis les années 70.

Visite des ateliers de la filature Longo Maï à Chantemerle les jeudis à 17h. Vente de produits finis au magasin de la filature. Tél. 33 (0)4 92 24 04 43

 

 
Géologie :
CBGA :  +33 (0)4 92 20 56 55

Les Mines :
SGMB :  +33 (0)4 92 21 07 62

Histoire :
Patrimoine Briançon :  +33 (0)4 92 20 29 49
Association du patrimoine fortifie :  +33 (0)4 92 21 14 61

Flore et faune :
Arnica Montana :  +33 (0)4 92 21 25 76

Sites :
Patrimoine de la Clarée : +33 (0)4 92 22 30 18